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Actualité du 16-12-2015

Dimanche 6 décembre 2015 participation à la fête de L’ASSEMBLEE TRADITIONNELE DES SAWAS ( LE NGONDO)

Il n’ y avait pas grand monde qui croyait en la tenue cette année d’une édition du Ngondo. L’édition de 2014 avait semblé marquer la fin de cette ‘’Histoire’’, le site de la base Elf ayant définitivement et en entier été cédé à Dangote pour la réalisation de sa cimenterie. Même l’annonce de la promesse de Dangote d’avoir à aider financièrement les organisateurs du Ngondo à aménager un autre site du côté Deido ne rassurait que peu de gens.

L’édition du Ngondo 2015 a finalement pu être organisée, Dangote ayant tenu parole et les organisateurs du Ngondo ayant fait bon usage des fonds reçus. Si l’événement a drainé beaucoup de monde, des badauds, des touristes et autres invités confondus, ce fut sans doute aussi des personnes poussées par la curiosité ! Peu importe ce qui a motivé les uns et les autres ce dimanche 6 décembre sur les rives du Wouri, le plus important se situant ailleurs, à savoir dans ce que les uns et les autres ont pu réellement voir comme spectacle dans ce nouveau site. Qu’en a-t-il été en effet, de l’ordonnancement et du déroulement des diverses séquences de la cérémonie ? Qu’a-t-on pu voir correctement, debout ou assis çà et là ? Et tout d’abord quelles sont les phases les plus importantes de ce meeting ? C’est d’abord l’entrée en scène des chefs traditionnels dans leurs tenues typiques ( il s’est ajouté, avant les chefs, l’entrée également groupée des ‘’beyoum ba bato’’, les « hommes- souches » selon la traduction faite par Eric de Rosny, des sortes de grands notables âgés tous de pus de soixante-diix ans) ; en second lieu il faut placer la tranquille avancée sur l’eau de la petite pirogue des « miengu » ( les esprits de l’eau), à bord de laquelle prend place le personnage mythique qui plonge , le moment venu, dans les profondeurs du fleuve et de la ‘’demeure’’ des ancêtres pour en ramener le message. La légende prétendait que ce plongeur sortait de l’eau sans la moindre goutte d’eau sue sa peau, laissant l’impression d’être tout sec ! Plus personne ne songe à vérifier ce « dire » ! Son plongeon ainsi que le moment de sa remontée dans la pirogue ont toujours constitué le point culminant de cette messe de l’eau ; tous les spectateurs retenaient aussi leur souffle pendant qu’il restait dans l’eau, parfois pendant 15 minutes ! Il y avait ensuite le retour enthousiaste et triomphant de la pirogue vers le rivage et la case sacrée appelée ‘’dibala’’ en douala ; tout cela dans un silence de la foule attendant la révélation du message des ancêtres. Les autres moments de la cérémonie sont l’acheminement rituelique du panier contenant des signes et symboles par lesquels interpréter le message des ancêtres vers la tribune du président en exercice du Ngondo, le décryptage du message et enfin la partie sportive consacrée à la finale de lutte traditionnelle et à l’arrivée de la course des pirogues. Le dernier spectacle est réservé au défilé des groupes de danses avec à leur tête la Miss Ngondo de l’année flanquée de ses deux dauphines.

Alors, dans l’organisation spatiale de ce nouveau site, quels sont les moments qui ont pu être bien regardés par tout le monde et en particulier par les spectateurs occupant les tribunes aussi bien des officiels que des autres invités ? A partir de la tribune où nous nous trouvions et qui était celle des autorités administratives et politiques, nous n’avons pu voir que la finale de la lutte traditionnelle, l’acheminement du panier revenu des profondeurs de l’eau, le défilé des Miss et des groupes de danses, tout à fait désordonné d’ailleurs. Autrement dit, rien de la pirogue mystique n’a été vu, ni même l’arrivée de la course des pirogues. A un moment donné, une pirogue semblant sortie de nulle part longeait le pont, allant de Bonaberi vers Deido, celle que l’homme au micro s’est dépêché de présenter comme vainqueur de la compétition, ne disant plus rien du reste des pirogues parties sur un parcours des plus tordus et pas clairement annoncé au public comme cela aurait dû se faire, compte tenu du fait que c’était la première fois que cette course ne remontait pas le cours du fleuve. En tout état de cause, notre pirogue ne prenait pas part à la compétition, étant donné qu’elle a couru pour la dernière fois en 2014, se réservant la possibilité de participer à des éditions de pure parade nautique à présenter aux touristes. La pirogue annoncée au départ de la course sous l’appellation Nkam-Nkam est celle produite depuis 2014 par Maurice Doube, tandis que celle annoncée sous l’appellation de pirogue des Ewodis, est celle produite par Narcisse Mouelle Kombi. Au moment où nous quittions les rives et le site du Ngondo, ces pirogues ne s’étaient toujours pas montrées. Nous apprendrons par la suite qu’elles auraient été victimes d’attaques anti-sportives les ayant fait chavirer !

L’aménagement de ce site devrait se poursuivre ; il faudrait en effet relever le niveau de la plate-forme sablonneuse pour permettre aux spectateurs de dominer quelque peu le plan d’eau devant eux. Un autre inconvénient reste celui de l’accès sur ce site qui se fait à partir du pont sur le Wouri. Si pour y aller ceux qui partent du côté Deido n’ont pas de problème, ceux qui arrivent de Bonaberi ne peuvent pas y accéder sans être allé effectuer le tour du rond point de Deido. Mais pour en sortir, à la fin des cérémonies, sans l’aide de la police qui règle la circulation ce serait très pénible
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Tribune des autorités politiques et administratifs

tribunes de la chefferie traditionnelle


La Miss Ngondo 2015 entourée de ses deux dauphines
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(C)octobre 2007 Réalisation BDSOFT