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Actualité du 08-07-2016

Conférence du 8 juillet à l’Ecole Doctorale de l’Institut Panafricain pour le Développement

Njoh Mouelle a donné une conférence lors de la rentrée solennelle des doctorants inscrits à son programme de "Doctorat Es Sciences appliquées du développement" sur le thème

LE PANAFRICANISME : UNE CLEF POUR LE DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE ? Découvrez les conclusions de cette conférence


... Je pense qu’il y a de bonnes raisons pour continuer de militer pour que s’accélère le processus conduisant à la création des États-Unis d’Afrique. Car si l’échec du Plan d’Actions de Lagos s’explique par des raisons invoquées ici, et si le NEPAD lui-même doit rester dépendant des financements extérieurs, même si ce qui est proposé ici pour l’augmentation de la puissance d’action de la Banque Africaine de Développement devait connaître une bonne prise en compte, l’efficacité de notre panafricanisme par rapport au décollage économique de l’Afrique demeurerait problématique aussi longtemps que la coordination par un exécutif continental n’aura pas vu le jour. L’unité de l’Afrique telle que la pensent et la conçoivent les panafricanistes de la tendance supranationaliste continuerait de faire sentir sa nécessité. Permettez-moi de terminer par la citation de quelques passages du livre de Kwame Nkrumah, « L’Afrique doit s’unir » : « Les ressources de l’Afrique peuvent être utilisés au mieux des intérêts de tous, à condition d’entrer dans le cadre général d’un développement planifié à l’échelle continentale ».On pourrait se dire que les 51 projets du Programme pour le Développement des infrastructures en Afrique (PIDA) élaborés dans la cadre du NEPAD représentent déjà la réalisation de cet objectif, sans l’existence d’un gouvernement continental. Mais comment oublier que leur réalisation est hypothétique et demeure subordonnée à des financements que ne contrôle pas l’Union Africaine ? Quelques lignes plus bas dans le livre, Kwame Nkrumah écrit encore : « Commençons à chercher en nous-mêmes la solution de tous les aspects de notre développement ». J’ai dit qu’il ne saurait être question pour l’Afrique de rejeter la coopération internationale, les dons et autres financements venant d’autres organisations internationales ; Nkrumah lui-même ne rejetait pas la coopération avec le reste du monde. Il s’agit, plus rigoureusement et de manière pédagogique, de condamner la mentalité de la culture de la gratuité et de la recherche de la facilité au profit du développement de la culture de l’effort personnel consistant à savoir compter sur soi-même d’abord ; il s’agit de cette « positive attitude » par laquelle l’esprit du panafricanisme doit s’exprimer en direction de l’affirmation d’une volonté de se prendre en charge à travers une organisation solidaire, avant de solliciter les appuis extérieurs !

D’où la troisième citation de Kwame Nkrumah , sur la même page 251 : « Nous avons des ressources agricoles, minérales et hydrauliques inouïes. Ces réserves presque fabuleuses ne peuvent être pleinement exploitées et utilisées dans l’intérêt de l’Afrique et du peuple africain que si nous les développons dans le cadre d’un gouvernement unifié des États africains .Un tel gouvernement aura besoin d’une monnaie unique, une zone monétaire et une banque centrale d’émission ». Quant à la méthode à suivre, Nkrumah a aussi été bien clair : « Pour commencer, nous pourrions avoir une constitution à l’intention des États qui accepteraient de constituer un noyau, en laissant la porte ouverte à tous ceux qui désireraient se fédérer ou obtiendraient la liberté de le faire ».

M’adressant à la jeunesse estudiantine ici présente et dans le cadre de l’Institut Panafricain de Développement, il importait de vous dire, jeunes gens engagés dans la recherche doctorale et demain sûrement dans la vie active y compris politique, que l’avenir qui est le vôtre, ne devrait pas être envisagé avec pessimisme, tant que des idéaux défendables inspirés par le mouvement panafricaniste attendent encore ceux qui les transformeront en réalités palpables. Après l’OUA, l’Union Africaine ; Et après l’Union Africaine, quelle autre étape ? Commencez à y réfléchir chers futurs décideurs dans l’Afrique de demain ! Je vous remercie de votre aimable attention !
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Le panel qui accompagne Ebénézer Njoh Mouelle

Le conférencier pendant son exposé

Une vue de la salle


photo de famille

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(C)octobre 2007 Réalisation BDSOFT