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Actualité du 20-03-2007

MOT DU Pr NJOH MOUELLE LORS DE LA CEREMONIE D'OUVERTURE


Madame le Ministre Délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie,

Monsieur le Président du F.I.A.P Jean Monnet

Monsieur le Président de l’Association Francophone d’Amitié et de Liaison,

Excellences,

Mesdames,

Messieurs,



Au nom de tous les participants Camerounais, je voudrais remercier l’Association Francophone d’Amitié et de Liaison ainsi que son Président, M. Jacques Godfrain, ancien Ministre, Député de l’Aveyron, pour nous avoir invités à cette première édition de Festi’Phonie appelée à faire date dans la vie et l’histoire de la Francophonie.



Ces dernières années, c’est chacun chez soi qui organisait diverses manifestations pour célébrer la journée internationale de la Francophonie du 20 mars.



Avant la création de l’association «Action pour la Diffusion de la Francophonie» dont je suis le Président d’honneur au Cameroun, c’était le service culturel de l’Ambassade de France à Yaoundé qui prenait toutes les initiatives pour célébrer cette journée. Avec la création de l’Association ADIF, la représentation diplomatique et culturelle française s’est trouvé un allié pour l’organisation des manifestations de la journée internationale de la Francophonie.

L’espace crée à Paris cette année à travers les journées Festi’Phonie nous permet de venir participer ici même, dans la patrie de la Francophonie, à deux tables rondes consacrées l’une à la place que pourrait occuper la principe de la solidarité dans la mondialisation, et l’autre à Léopold Sédar Senghor.



Monsieur le Ministre,

Monsieur le Président de l’AFAL,

Mesdames, Messieurs,



C’est indiscutablement une idée féconde que celle de donner à la francophonie une expression associationnelle multiple. « Associationnelle » ? Barbarisme ? Peut être pas. On a parfois l’impression qu’il n y’ a plus lieu de traiter quoi que ce soit de barbarisme. La langue est ouverte à toutes les influences. Mais passons ! Ce n’est pas le propos de ce jour.



Je voudrais plutôt ajouter un mot ou deux, sur la francophonie associative. Par et à travers les associations, nous voyons la francophonie prendre un tour concret, bien plus concret que lorsqu’elle se cantonne dans le discours et le projet politiques : associations d’écrivains, associations d’informaticiens, associations de professeurs de français, groupes d’échanges scientifiques et technologiques, etc etc …



Ce sont là quelques facettes de cette expression concrète qui permet aux professionnels des secteurs particuliers d’activités, de se donner une vision inspirée par leur appartenance commune à un espace culturel constituant un cercle unificateur, appelé à renforcer et à augmenter la visibilité et l’audience de leurs particularismes originaires.



Est-il cependant si évident que, parce que francophones et membres de l’une ou de l’autre de ces associations affiliées à l’AFAL, on puisse produire de manière francophone ? Les peintres d’une association francophone de peintres, produisent-ils des œuvres qui expriment une identité francophone ? A mon sens, ce serait l’identité de ceux qui s’assemblent sous une bannière, et qui, parce que s’assemblant, finissent par se ressembler et non l’inverse. Ceux qui s’assemblent, qu’ils se ressemblent ou non au départ, finissent par se trouver une identité patiemment et largement façonnée à travers leurs rencontres répétées et leurs échanges permanents. La francophonie leur sert d’espace de rencontre, un espace dans lequel ils se nourrissent de ce qu’ils y apportent.



Telle est l’image que nous nous donnons de la francophonie d’aujourd’hui, une volonté collective d’espace francophone davantage qu’une instrumentation d’un facteur culturel pour un projet hégémonique. Aujourd’hui, nous sommes bien éloignés de la francophonie négative ou ignorante des différences. Aujourd’hui, la francophonie se fait apôtre de la différence et se méfie de toutes les préoccupations de pureté culturelle et d’assimilation.





C’est pourquoi il est heureux de constater que les 130 organismes et associations adhérents de l’Association Francophone d’Amitié et de Liaison (l’AFAL) n’épousent pas nécessairement les contours ethniques ou nationalistes, mais se caractérisent davantage par leur trans-nationalité et leur trans-culturalité.



Nous sommes ici pour redire notre approbation de la nouvelle orientation de la francophonie telle qu’elle va s’exprimer tout au long de cette semaine ici, au Foyer International d’Accueil de Paris (F.I.A.P.), comme ailleurs dans les provinces françaises et dans différents pays francophones, tel le Cameroun.



Nous sommes ici pour en effet, témoigner de la vitalité de la francophonie dans un Cameroun de bilinguisme officiel français-anglais.



Pour terminer, qu’il me soit permis de relever aussi, pour m’en réjouir, la dimension festive de Festi’Phonie Paris 2007. Ce ne sont pas les Africains qui se sentiraient dépaysés dans cette ambiance de fête, eux pour qui la fête c’est la vie et la vie c’est la fête.



Vive la Francophonie !

Je vous remercie de votre bien aimable attention.
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(C)octobre 2007 Réalisation BDSOFT