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Actualité du 14-04-2011

Brazzaville 8 Avril 2011. Entretien avec les doctorants en philosophie à l'Université Marien Ngouabi

Le séjour du philosophe à Brazzaville s’est poursuivi par une rencontre le 8 Avril 2011 avec les étudiants inscrits dans le cycle du doctorat. Prévu pour ne concerner que les doctorants, cet entretien a vu venir, outre les enseignants du département, d’autres personnalités du milieu culturel de Brazzaville.

Mesdames et Messieurs,

Chers Etudiants,

J’ai choisi de vous parler de la nature du travail philosophique. Une activité qui est celle des chercheurs que vous êtes. A coup sûr, je risque de vous dire ici certaines choses que vos encadreurs vous ont déjà dites. Mais il est bien connu que la répétition a une vertu pédagogique.

I-Je vais commencer par rappeler ce que le travail philosophique n’est pas :

Premièrement, Le travail philosophique ne consiste pas à raconter le monde, ou à raconter la vie. Raconter le monde n’est même pas encore décrire le monde. Raconter le monde emprunte déjà un peu à l’imaginaire, dans la mesure où celui qui raconte ne dit pas forcément l’Histoire événementielle telle qu’elle s’est déroulée mais est porté à y ajouter du sien ; à l’embellir ou à l’enlaidir, suivant un intérêt ou des intérêts plus ou moins avouables. Il croira raconter alors qu’il est en train de conter une histoire imaginaire. Donc le raconteur – historien déguisé et le conteur-littéraire ou romancier déguisé ne font pas un travail philosophique.

En second lieu, le travail philosophique ne consiste pas à décrire. Bien que la description puisse se montrer plus objective que le conte ou le récit, elle ne constitue pas non plus la nature essentielle du travail philosophique. Décrire, c’est dire ce qui est, tel qu’il est ; c’est parler à l’indicatif, qui n’est ni l’impératif, ni le conditionnel, etc. Le physicien, le chimiste, le géographe, pour ne citer que ceux-là, décrivent le monde en dévoilant les lois de son fonctionnement. La description, c’est de la photographie, pourrait-on dire. Quand donc nous décrivons les pratiques, les mœurs et les coutumes d’une culture particulière, nous ne faisons pas encore un travail philosophique. La description toute seule ne suffit pas à qualifier un travail philosophique. C’est bien pour cela que j’ai dénié le caractère philosophique aux proverbes, lors d’une conférence de 1973 à Yaoundé. Le texte de cette conférence se trouve dans JALONS II (l’Africanisme aujourd’hui). Qu’ai-je dit et écrit, et qu’on peut trouver en pages 42 et 45 de la première édition et en pages 62 et 66 de la seconde édition ? Je dis précisément ceci : « Tous ces proverbes parlent généralement à l’indicatif, c’est-à-dire décrivent ce qui est, un ordre de choses qui est là et qui se donnerait comme à prendre ou à laisser. Et le proverbe congolais qui nous invite à traiter chacun selon qu’il est vin doux ou eau pourrie ne parle pas moins à l’indicatif, en dépit des apparences d’impératif car le fait sur lequel on insiste sans le dire d’ailleurs, est que l’eau pourrie c’est de l’eau pourrie et le vin doux, du vin doux. Il faut s’en tenir à cet état de choses et ne pas chercher à transformer l’eau pourrie en eau potable » (p. 42 ou 62). Plus loin je précise : « Je voudrais pouvoir affirmer que le savoir proverbial, pour cette raison qu’il ne se préoccupe pas de la démarche fondatrice, n’a rien de philosophique ». (pp. 45 ou 66). La toute première publication du défunt Dika Akwa, l’anthropologue camerounais, s’était intitulé « La bible de la sagesse bantoue ». C’était un recueil de proverbes ! Il est vrai aussi qu’il n’avait pas prétendu que c’était un ouvrage de philosophie.

En troisième lieu, le travail philosophique ne consiste pas à aligner des affirmations. Les Maximes de La Rochefoucauld, tout comme les Caractères de La Bruyère, au 17è siècle en France, étaient un genre littéraire. Si La Bruyère et La Rochefoucauld étaient considérés comme des moralistes, ils ne prescrivaient nullement des règles de conduites, mais se contentaient de décrire la nature humaine. C’était du matériau pour une herméneutique philosophique qui ne pouvait venir qu’après coup.

En quatrième et dernier lieu, le travail philosophique ne consiste pas en compte rendus de lectures qui peuvent être des résumés des œuvres d’auteurs. L’étude des auteurs comporte nécessairement la restitution, devant être fidèle, de l’œuvre ou plus simplement du texte précis et particulier qu’on étudie. Il y a ici un côté par lequel le compte-rendu fait penser à la description – présentation. Mais la description – présentation d’une œuvre ne se fait pas de manière linéaire ; elle emprunte une organisation qui doit découler de l’articulation conceptuelle de l’œuvre qu’on étudie. Il faut ici distinguer le travail de l’enseignant qui explique une œuvre d’auteur à ses étudiants et le travail du chercheur qui veut problématiser l’œuvre du même auteur. Quand il arrive que le chercheur enseigne, que ce soit en classe terminales des lycées ou à l’université, il a tendance à se laisser enfermer dans le schéma de restitution de la pensée de son auteur, sans la moindre problématisation. Or, il n’y a pas de travail de thèse là où la moindre organisation problématisante du sujet n’a pas commencé. Le travail philosophique ne se réduit pas à la production des comptes rendus de lectures. Comme je l’ai dit il y a un instant, le compte rendu fait penser à la description.

La problématisation, qu’est-ce que c’est ? Beaucoup de difficultés naissent des problèmes mal posés, ou des problématiques inconsistantes dès le départ. Des problématisations qui n’ont pas bénéficié d’une analyse conceptuelle rigoureuse, parfois doublée d’une insuffisante prise de connaissance de l’œuvre ou des œuvres en présence. Comme vous le savez certainement déjà, une problématique ne se ramène pas à la formulation d’un problème simple et isolé, ni à l’énumération d’une foule d’interrogations plus ou moins liées logiquement entre elles. La problématique s’organise et se structure, soit pour évaluer la cohérence de l’œuvre, soit pour faire la part respective de l’originalité d’une pensée et des influences subies, soit pour apporter une contribution à une compréhension renouvelée d’une pensée.

Faut-il prendre au pied de la lettre la déclaration par laquelle Kant lui-même affirme que c’est David Hume qui l’a réveillé d’un sommeil dogmatique et partir de là pour présenter David Hume comme un précurseur de Kant ? J’utilise à dessein le terme de précurseur. Le précurseur est un avant-coureur supposé avoir fait la course avant. Quelle course serait concernée ici ? Celle que Kant va courir après ? Certainement pas. David Hume n’est pas le précurseur de Kant. Je ne prends cet exemple que pour souligner l’importance à accorder aux concepts qu’on utilise. Le précurseur n’est précurseur qu’a posteriori, après-coup. Il en est de même des signes avant-coureurs ; ils ne sont avant-coureurs qu’après que la course ait été courue ; ils relèvent d’un futur antérieur de reconstitution chronologique. David Hume était loin d’envisager l’œuvre de criticisme qu’Emmanuel Kant allait déployer. On peut ajouter, paraphrasant Henri Bergson, que s’il l’avait entrevu ce criticisme-là, il l’aurait fait avant Kant.

De même, s’agissant des rapports entre Bergson et Kant, il eût été imprudent de penser que l’hommage rendu par Bergson au père du criticisme qui a bien fait de distinguer et de séparer radicalement la science et la métaphysique, le connaissable et l’inconnaissable, à savoir phénomène et le noumène, autoriserait à penser que Bergson serait redevable à Kant de sa théorie de l’intuition comme méthode de connaissance plus adaptée à la connaissance métaphysique. En réalité, l’inspiration bergsonienne est entière et relève elle-même d’une intuition globale de sa doctrine au centre de laquelle se trouvent les concepts de durée et d’intuition.

L’importance de l’étude des auteurs. A travers les exemples que je prends, je veux vous laisser comprendre que ce sont les auteurs individuels ayant signé leurs œuvres qui font la philosophie en ce sens qu’ils sont les producteurs de concepts et d’idées. Par conséquent, c’est la recherche portant sur les œuvres de philosophes qui est la plus formatrice. Elle fournit une armature conceptuelle qui change d’un auteur à un autre ; elle fournit une grille de lecture plus ou moins cohérente, chaque fois, mais une grille de lecture susceptible d’être complétée ou remise en cause par d’autres grilles de lecture. Je ne parle pas de contenus doctrinaux, mais de grille de lecture s’appuyant sur une armature conceptuelle susceptible de résister au temps et aux modes qui passent. En le disant, je pense à l’armature conceptuelle et à la grille de lecture forgée par Karl Marx. Il est bien connu que si les régimes communistes ont échoué à travers le monde, ces échecs n’ont pas totalement invalidé les concepts élaborés par Karl Marx ! L’organisation du système de production, la propriété des moyens de productions, les rapports du travail et du capital, l’infrastructure qui détermine la superstructure, la culture dominante, expression de la classe ou des classes dominantes, et pour finir, le concept de la lutte des classes, etc, tout cela est-il périmé et inutilisable au plan philosophique ? Je n’en suis pas sûr !

Vous m’aurez compris, je l’espère ici ; le conseil, car il y a ici un conseil pas voilé du tout, le conseil selon lequel vos champs de recherche au niveau des travaux académiques devraient privilégier l’étude et l’approfondissement des auteurs de votre choix. Une fois armés de tels ou tels outillages conceptuels, vous pourrez, dans le cadre des travaux libres et personnels, plus ou moins liés à l’environnement d’aujourd’hui, choisir de vous consacrer à des recherches qui soient des monographies vous engageant dans une transversalité nécessitant un minimum de maîtrise et d’expérience dans le travail philosophique. J’ai dirigé et conduit plusieurs thèses à leur soutenance ; elles ont toutes porté sur des auteurs : Michel Foucault, Sartre, Kant, David Hume, Henri Bergson.

S’’agissant des auteurs africains, il en existe, même si je n’ai pris mes exemples que dans l’histoire de la philosophie européenne. Il existe désormais des auteurs qui se sont consacrés à la reconstitution d’une philosophie africaine du passé, à côté de ceux qui se sont directement intéressé aux situations contemporaines. A ce sujet, je voudrais dire combien je suis en phase avec Charles Zacharie Bowao quand il écrit dans son opuscule intitulé « La tolérance » : « La civilisation humaine dispose désormais dans son patrimoine intellectuel et culturel de suffisamment de matériaux de qualité permettant sans complexe, sans dérision et sans inquiétude aucune, d’entreprendre en toute lucidité, dans une perspective universelle de dialogue interculturel, la philosophie africaine, à travers la diversité de ses trajectoires et thématiques passés ou à venir. »(p62). Le professeur Bowao fait ici référence à l’ouvrage collectif, « A companion of african philosophy,London, Blackwell Publishing LTD 2005), ouvrage qui retrace avec beaucoup de détails les articulations essentielles de l’histoire de la philosophie africaine, de l’Antiquité à nos jours. Ouvrage dirigé par le philosophe ghanéen Kwasi Wiredu, avec la participation de Abiola Irele, Paulin Hountondji, Barry Hallen, Mourad Waliba, Souleymane Bachir Diagne, Théophile Obenga, Anthony Kwame Appiah et d’autres encore.

Au sujet de tous ces travaux, je conviens également avec le professeur Bowao pour dire qu’en fait « ces travaux devraient être plus systématiquement approfondis par une discussion rationnelle, pour être partie prenante au dialogue interculturel et transdisciplinaire, où se joue l’avenir de la civilisation humaine » (p. 63).

La véritable question consiste à savoir de quel côté se trouve aujourd’hui, la ou les priorités, y compris dans le domaine de la recherche philosophique. Charles Bowao dit à ce sujet une chose que j’ai aussi toujours dite, à savoir que le maximum de nos attentions devrait être réservé, non plus à chercher à laver vaille que vaille une honte historique, mais à faire face aux problèmes de notre temps. Bowao écrit de son côté : « Je veux bien qu’on revendique des particularismes historiques ou culturels, mais à la seule condition qu’ils permettent de vivre notre temps mondial performativement. Quelle est cette identité qui peut contraindre dans le passé alors que l’histoire est à écrire et non à inventer ? » (p. 43) Et il poursuit, lumineux : « Surtout ne pas avoir honte de reconnaître que si des valeurs n’ont pas survécu à l’épreuve du temps, c’est qu’elles n’ont pas été des réponses aux problèmes vitaux de l’époque ». C’est vous dire que les champs de recherche à explorer, jeunes chercheurs en philosophie, devraient être en étroite connexion avec le présent et l’avenir qui sont à construire.

II- Parlons à présent de ce qu’est la nature du travail philosophique.
Après ce que j’ai dit concernant ce que le travail philosophique n’est pas, je vais aller droit au but pour dire en quelques mots ce qu’il est. Le travail philosophique consiste à « cisailler les concepts ». Georges Canguilhem et Gilles Deleuze dont j’ai suivi quelques enseignements dans le passé, aimaient parler du philosophe comme d’un « ouvrier du concept ». L’ouvrier du concept qu’est le philosophe évolue à deux niveaux qui se continuent l’un dans l’autre. Le premier niveau est celui de la mise en ordre et de la clarification des concepts. Mise en ordre et clarification - élucidation qui conduisent à une bonne problématisation. Pensez à ce qui a été dit sur l’usage précipité du concept de précurseur. Le second niveau est celui de la production des concepts nouveaux. Un second niveau sur lequel évoluent les travailleurs expérimentés que sont les grands auteurs. Il s’agit bel et bien de création. De même que celui qui ne produit ni chaise, ni table, ni armoire en bois ne saurait être appelé menuisier, celui qui n’a jamais produit de concept ne peut s’appeler philosophe. Tout concept n’est cependant pas philosophique : le concept de chien ou le concept de maison ne sont pas philosophiques. Le concept philosophique entretient un lien avec la vérité comme telle ; je veux dire en tant que vérité. Il est abstrait et il renvoie à plusieurs réalités susceptibles d’être subsumées sous sa dénomination. Il n’est pas une réalité du monde ; sa réalité est intellectuelle. Tout concept est concept de quelque chose. Ce qui veut dire qu’il y a quelque chose à comprendre à travers lui et, partant, quelque chose à transmettre, d’esprit à esprit, et non évidemment de la main à la main, comme des objets du monde physique..

Les apprenants, tout comme les producteurs que sont les auteurs créatifs de concepts nouveaux, sont appelés à œuvrer au premier niveau qui est le niveau de l’analyse permettant de distinguer ce qui doit l’être, à préciser ce qui ne devrait pas demeurer dans le flou ou le risque de confusion et d’ambiguïté, pour enfin passer à l’élaboration rationnelle et argumentée des savoirs philosophiques. C’est pourquoi le philosophe est bien connu comme étant celui qui ne se satisfait pas rapidement des termes qui lui viennent à l’esprit en parlant. Il fait défiler chaque fois deux ou trois synonymes avant de retenir le terme qui lui semble le mieux correspondre à l’idée qu’il veut exprimer.

C’est ainsi que le concept d’intuition par exemple, sans être une création absolue, devient une production particulière dans l’élaboration de la pensée de Kant, et de Bergson. Il y a l’intuition sensible de Kant, sans laquelle le concept est vide, tandis que de son côté, le concept risque d’être aveugle sans intuition ; il y a le temps et l’espace qui sont des intuitions sensibles pures a priori . Chez Bergson, nous retrouvons l’intuition dans une double conception : la sympathie avec laquelle on se transporte à l’intérieur d’une chose pour coïncider avec ce qu’elle a d’unique et par conséquent d’inexprimable ; il y a ensuite chez Bergson une seconde conception de l’intuition, celle qui en fait la méthode de connaissance la plus appropriée à la connaissance métaphysique et à la connaissance de l’esprit, par opposition à la matière, domaine de la connaissance par l’intelligence. De nombreux autres concepts sont forgés ou reprécisés par divers auteurs de l’Histoire de la philosophie européenne. Il importe, quand on parle de dialectique de se souvenir des différences d’usage du concept chez Platon, Kant, Hegel, Marx. Il en est de même des différences dans l’acception des concepts de transcendance chez Kant et Sartre. Certains auteurs ont produit des concepts qui sont strictement propres à eux. La saisie de la conscience par elle-même a donné lieu au célèbre « je pense donc je suis » de René Descartes, tandis que Kant se démarquait des scolastiques pour qui transcendantal se disait des concepts comme l’être, le vrai, le bien, le beau qui avaient comme caractère de pouvoir exprimer une propriété commune à tout ce qui est, et de se convertir l’un dans l’autre. Exemple, l’être est vrai. Chez Kant, transcendantal désigne les conditions a priori pour que des objets donnent lieu à une expérience pour nous. « Il ne faut pas nommer transcendantale toute connaissance a priori, mais celle-là seule qui nous fait connaître que certaines représentations, (intuitions ou concepts) sont appliquées ou possibles simplement a priori (et comment elles le sont) ». Autrement dit, « transcendantal, c’est-à-dire la possibilité de la connaissance et de son usage a priori.

Il n’est pas nécessaire que je multiplie les illustrations d’une idée en elle-même suffisamment claire. Je vais néanmoins évoquer une anecdote qu’il me semble utile de vous rapporter. Dans un échange sur Internet, je me suis fait contredire par une internaute africaine vivant en France, sur la question de l’impossibilité de se concentrer et de méditer dans l’enceinte de l’église quand on joue les tams-tams ! Ma contradictrice m’objecte que les tams-tams ne l’empêchent nullement de méditer. Je lui demande en retour de me dire si elle connaît l’expression qui dans sa langue maternelle, son dialecte pour être précis, correspond au terme français de « méditation », car je subodorais que nous n’étions certainement pas en train de parler de a même chose, en utilisant pourtant le même mot. Elle n’a plus répondu ; ce qui m’a semblé confirmer le fait qu’elle ne connaissait pas ce mot et que, ayant posé la même question à d’autres membres de sa communauté langagière, elle n’aurait pas reçu de réponse à ce sujet et a préféré s’enfermer dans un silence embarrassé.

Si les chercheurs dans le cadre des travaux académiques ne sont pas encore des philosophes expérimentés, il leur revient, il vous revient, de vous attacher à cette dimension du travail philosophique. C’est un travail difficile, mais qui a dit que la philosophie est une discipline facile ? Ce sont ceux qui cherchent à la convertir en ce qu’elle n’est pas qui causent beaucoup de torts à cette discipline.

Avant de clore ce propos, je voudrais rappeler ce que j’écrivais en 1975 dans les Jalons II, (L’Africanisme aujourd’hui) : « Il faut se rendre à cette évidence que le mouvement de la négritude a terminé sa mission et qu’il est temps de libérer la pensée pour une créativité qu’exigent les conditions d’existence d’aujourd’hui. Il nous importe peu, à présent de passer des années à établir que les Noirs ont inventé ceci ou cela avant les Blancs, ou que les Noirs ont bâti la civilisation méditerranéenne ! Ce qui nous importe aujourd’hui c’est de rebâtir une civilisation et un monde africain qui puissent faire le bonheur de l’homme africain ».
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Images


A droite de Njoh Mouelle, le Responsable de la formation doctorale, a l'extreme gauche Théophile OBENGA

une vue de l'amphithéatre, avec quelques personnalités au premier rang.

L'Amphithéatre vu du fond de la salle

Réception offerte dans un hôtel de la ville par le département de philosophie

Dimanche 10 avril 2011, à Kintele, village de M. BOGOU, Président de la Société Congolaise de philosophie

Toujours à Kintélé, l'Ambassadeur du Camerounà Brazzaville et M Njoh Mouelle reçus par Monsieur et Madame BONGOU

Lundi 11 avril 2011 à l'aéroport MAYA MAYA: Le Ministre BOWAO et l'Ambassadeur KOMIDOR NJIMOLUH disent aurevoir à l'invité spécial de la revue GEOPOLITIQUE AFRICAINE E. Njoh Mouelle
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