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Actualité du 04-12-2012

Douala, dimanche 25 novembre 2012

Préparation de l'édition 2012 du NGONDO, la fête traditionnelle des Sawa. Une conférence de Njoh Mouelle sur "l'Ethique au service du développement."

Sysnthèse



La question éthique dans le processus du développement des pays sous développés intervient au moment de l’utilisation du produit de la croissance ; l’utilisation des richesses produites par l’activité économique. Avant le moment du partage, il y a le moment plus important de l’activité de création des richesses. La création des richesses s’opère dans un cadre national, régional et même mondial organisé, règlementé et conventionné. Nous avons vu le rôle qu’a joué la recherche scientifique au lancement en Europe du mouvement vigoureux en faveur du progrès et de l’amélioration des conditions de vie des populations. Ce moment était et demeure aujourd’hui encore, un moment de l’expression, non pas de la loi morale, mais de la loi naturelle consistant ici en cette sorte de poussée de créativité par laquelle l’homme, à la différence de l’animal, améliore en permanence la qualité de son adaptation à son environnement. La question éthique ne pouvait apparaître et n’est effectivement apparu qu’avec la production des inégalités criardes de conditions de vie entre, d’une part les masses populaires et, d’autre part, la minorité des détenteurs de la force de créativité intellectuelle et scientifique associée à la plus grande capacité financière d’autre part.

Le moment éthique se manifeste précisément dans la répartition des fruits de la croissance. Doit-on être écarté du partage parce qu’on ne participe pas à la création des richesses ? Les chrétiens savent que Saint-Paul lui-même avait écrit dans une de ses épîtres : ‘’Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus’’ ! Il s’agit de ceux qui ne veulent pas travailler. Mais pour ceux qui travaillent, on peut dire que chacun participe du mieux qu’il peut et à son niveau, à la création de la richesse nationale et reçoit en proportion des efforts fournis. C’est juste et moral. Doit-on recevoir une part proportionnellement trop importante par rapport aux efforts personnels déployés ? Cela ne serait pas juste, comme ne l’est pas non plus le fait d’avoir à être le gardien du Bien public (la fortune publique) quand on a une mentalité de ces héritiers dilapideurs des fortunes qu’ils n’ont pas souffert à se constituer !

Malheureusement, l’idéologie du développement telle que promue au lendemain de la deuxième guerre mondiale, a contribué à créer chez l’Africain anciennement colonisé en général, une attitude mentale de consommateur et jouisseur des productions venant d’ailleurs. Le temps doit venir qui stimule l’apparition d’une autre tournure d’esprit, celle de femmes et d’hommes créatifs et inventifs ; la tournure d’esprit des Africains ayant compris que le développement des pays développés ne leur a pas été offert sur un plateau par qui que ce fût, mais aura été l’expression des besoins endogènes ayant poussé à la mise en branle des aptitudes de créativité dont ils étaient nantis. Ils furent galvanisés dans cette aventure par l’idéologie productive de l’humanisme et du culte du progrès et de la rationalité, aux dépens de l’obscurantisme magico-sorcier des comportements irrationnels et marqués du sceau de la passivité.

La décentralisation régionale est annoncée. Elle est attendue avec ferveur. Elle ne fera pas disparaître les distorsions éthiques d’avant-décentralisation. Mais je reste persuadé qu’elle va inaugurer une nouvelle ère grâce à l’éveil des consciences qu’elle va provoquer quand chaque région devra veiller au recouvrement des recettes qui lui reviennent de droit et à la préparation annuelle d’un budget réaliste et se fondant sur l’établissement des priorités définies et arrêtées par le conseil régional. Chaque région devra faire la preuve que le pouvoir central aura eu raison de franchir le Rubicon conduisant de la déconcentration administrative mise en œuvre pendant les années 70, à la décentralisation véritablement démocratique.



L'intégralité du text peut être lu dans la rubrique Activités>Conférnce>culture et société
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Images


Une image du conférencier entrain de parler.

une vue frontale de la salle

une vue de l'aile gauche de la salle


Le moment des questions


le conférencier répondant aux questions


Quelques chefs traditionnels venus du sud ouest sur la gauche du Secrétaire Général du Ngondo

Fin de la conférence. Le conférencier echange avec quelques personnalités
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(C)octobre 2007 Réalisation BDSOFT