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MON OPINION SUR...la religion

MON OPINION SUR...LA VOCATION

EXISTE-T-IL DES VOCATIONS POUR TOUT ?

L’idée de vocation a une origine religieuse et plus précisément biblique. En nous posant la question de savoir s’il existe une vocation pour tout, sous entendu pour toutes les sortes d’activité et de professions, nous entendons faire le point sur les questions secondaires que sont : a) : Peut-on et doit-on sortir l’idée de vocation de son lieu d’origine pour l’étendre dans d’autres lieux ? b) : l’idée de vocation serait-elle inséparable de celle de mission et qui plus est de mission noble ?
Origine de l’idée de vocation :
L’idée de vocation appartient au domaine religieux au départ. Dieu est réputé avoir appelé certains hommes pour les charger de misions particulières :
Abraham : selon le récit de La Genèse : « Dieu dit à Abraham : Va-t-en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai ».
Moïse : On connaît l’histoire du « buisson ardent » dans lequel Dieu est dit avoir interpelé Moïse : Moïse ! Moïse ! Moïse ! J’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte…Je t’enverrai auprès du Pharaon et tu feras sortir d’Egypte mon peuple, les enfants d’Israël »
La vocation est bel et bien présente dans ces deux situations. Il y a eu appel. Abraham et Moïse sont des appelés et des missionnés.
Signification d’origine :
La vocation apparaît dès l’origine comme une mission qui commande un engagement corps et âme dans une tâche ou une activité qui va être vécue de manière intense et dans un total dévouement.
Être dévoué c’est être totalement voué, totalement adonné, totalement consacré à la mission assignée. L’appelé est un instrument entre les mains de Dieu. Ce ne sont pas ses intérêts personnels qui sont placés au premier plan, mais des intérêts qui s’étendent au-delà de sa personne singulière.
L’extension de cette compréhension de la vocation est-elle possible ?
Précisons cette interrogation : l’excellent médecin, l’excellent instituteur par exemple, sont-ils des professionnels de ces secteurs par vocation ?
Le professionnel technicien ou spécialiste de ceci ou cela travaille d’abord pour lui-même et pour gagner sa vie. Son travail est rémunéré sur une base légale et contractuelle, à sa juste valeur. Il a suivi une formation. Il a réussi à ses examens. Grâce à cela il peut subvenir à ses besoins ainsi qu’à ceux des gens de sa famille et d’autres proches parents.
Mais l’excellent médecin et l’excellent instituteur pouvaient exercer des professions différentes, partant des mêmes capacités intellectuelles. Des circonstances et des conjonctures conditionnent différemment les choix. Le médecin pouvait être devenu un vétérinaire si son père médecin ne l’avait pas orienté dans la même voie que lui. Le rôle du père ici serait-il l’équivalent de celui de Dieu dans la vocation mystique ? Et tout d’abord y a-t-il ou non vocation ici ? Littéralement parlant non ! Le fait d’être brillant et très compétent comme médecin doit-il conduire à penser qu’il y a vocation ? Ce qui voudrait dire que le médecin en question ne pouvait embrasser que cette unique carrière de médecin et pas une autre ?
Le cas du brillant et sympathique vendeur d’un journal à la criée
Nous avons connu pendant les années 1960 sur boulevard St Michel un personnage sympathique dans la profession de vendeur du journal Le Monde à la criée. Il passait sur les terrasses des cafés comme à l’intérieur, une liasse de journaux au bras, criant Le monde, Le Monde dernier, le déposant sur votre table et faisant le tour de la place et revenant par la suite pour récupérer les paiements. Il communiquait ce qui semblait être sa bonne humeur à tout le monde et aucun consommateur sur les terrasses de caféne se montrait indifférent à son offre.
On ne peut pas dire que la vocation de cet homme le limitait à n’être qu’un vendeur de journaux à la criée. Ce vendeur de journaux aurait pu être un brillant voyageur de commerce.
Il semble ainsi que chaque homme possède un potentiel de plusieurs personnalités qui ne condamnent personne à ne jouer qu’un seul rôle dans sa vie. L’avocat, l’enseignant, le pasteur ne peuvent-ils pas habiter potentiellement une même personne ?
Ne pas confondre Compétence et vocation
Il est évident que dans cette vision des choses on ne saurait assimiler la compétence et la vocation, à moins qu’on se dise qu’il peut y avoir plusieurs vocations en une vie.
Le fait d’aimer ce qu’on fait et de le faire merveilleusement bien, le fait de manifester de la passion pour ce qu’on fait pourrait ne pas être le fait des seuls missionnés de Dieu.
On pourra nous faire observer avec raison que de nombreux appelés existent aujourd’hui qui ne l’ont pas été de manière théâtrale sur une scène mondiale mais de manière tout à fait privé et dans l’intimité de la prière ou de la méditation. Ce serait dire que la vocation est moins rare qu’on ne l’imagine.
Faudra-t-il pour autant dire que la compétence sans vocation mystique particulière serait moins noble que la compétence mise en branle pour une mission non directement reçue par un appel divin mais ressentie et vécue comme telle ?
Laïque ou mystique, la vocation semble sublimer la compétence et toutes les habiletés techniques dans la prise de risque et le désintéressement individuel qui la caractérisent.
On ne parlera pas de vocation pour un aimable collectionneur de papillons qui satisfait d’abord et avant tout un désir personnel.
Par contre on parlera de vocation pour un savant, chercheur de papillons rares dans des conditions de vie et des contrées marquées par une grande insécurité, parce qu’il contribue à l’accroissement des connaissances utiles à toute l’humanité, et qu’il prend des risques pour sa vie.
Le collectionneur et le savant se retrouvent certes sur le terrain d’une satisfaction personnelle que chacun éprouve.
Mais ils se séparent sur le terrain du rapport qu’entretient leur passion avec les autres hommes.

A la question de savoir s’il existe des vocations pour tout, nous avons vu qu’il y a lieu de penser que de nombreuses autres vocations au sens mystique se découvrent non plus comme celles d’Adam ou de Moïse mais dans le secret de l’intimité de la vie spirituelle de certaines personnes ; ce sont des vocations de laïcs. Elles ne sont pas moins dignes d’intérêt que les vocations historiques ou mythiques. Elles ne prétendent pas être des missions. Mais pour les considérer comme de véritables vocations, ne faudrait-il pas qu’en plus des compétences et autres talents, les hommes de vocation témoignent d’un réel désintéressement par rapport aux bénéfices personnels immédiats à tirer de son travail. Bref, un minimum de sens du sacrifice et d’ouverture autres ?

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